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Les canaux et fossés sont au cœur du Projet d’aménagement et de développement durable (PADD)

Historique
Les canaux et les fossés font partie de la vie des Livronnais. Ils ont joué un grand rôle dans la vie économique et sociale des habitants.
Leur origine est incertaine mais des ruines gallo-romaines retrouvées lors de fouilles (le long de la future déviation), laissent penser que leur origine remonte à l’époque romaine, IIe à IIIe siècle (-50 à 500, période de la Gaulle romaine). Les Romains étant experts pour l’installation de systèmes de canalisations (aqueducs). Des traces certaines remontent du Moyen Age.
Ces canaux étaient d’autant plus fonctionnels que l’inclinaison des terrains de Livron est orientée du Sud au Nord. Ils contribuaient à l’arrosage des jardins. Des moulins à blé étaient installés au bord des cours d’eau.
Au XVIIe siècle, l’agriculture prend un nouvel essor et de nouveaux canaux sont créés.
Avec l’essor industriel du XIXe siècle, des filatures, scieries et tailleries s’installent le long des canaux où l’on retrouve encore des roues à aube. A l’époque, les canaux servaient aussi de tout à l’égout.
Les canaux aujourd’hui

Aujourd’hui, les activités industrielles liées aux canaux ont disparu (à l’exception de la marbrerie Ravit qui a encore un droit particulier pour son canal). Mais les 40 kms de canaux jouent encore un rôle important pour la vie de la cité :
- arrosage des jardins - écoulement des eaux de pluie - lieu de promenade - lieu de pêche
Des solutions pour un aménagement durable
- respecter le programme de nettoyage continu des canaux et des fossés pour garantir l’écoulement des eaux
- respecter le curage « vieux fonds et vieux bords »* pour éviter le rétrécissement des canaux. Certains endroits doivent être restaurés. Ceci a un coût et la commune envisage ces travaux pour maintenir le réseau des canaux et fossés. (*le curage « vieux fonds, vieux bords » est l'expression consacrée des anciens règlements et usages locaux qui précisent les conditions et la périodicité avec lesquelles doit être remplie l'obligation de curage faite à chaque riverain d'un cours d'eau non domanial par l'article 98 du Code rural. Il constitue un entretien courant de la rivière par le riverain ou son ayant droit. On dit parfois « vifs fonds - vieux bords »).
- curer les parties canalisées couvertes avec un matériel adapté et de façon régulière.
- encouragement des associations pour la restauration des roues à aubes.
- valorisation de ce patrimoine auprès des touristes.
- agir en faveur du maintient de l’autorisation de pompage dans la Drôme pour garantir une alimentation continue du canal des moulins. Cette alimentation est nécessaire pour éviter les dégradations de ces canaux.
- certains canaux ont disparu : des riverains, jugeant plus utile d’avoir du terrain plutôt qu’un canal, les ont comblés. Leur remise en service, dans certains quartiers, permettrait de lutter contre les inondations récurrentes.

Certains livronnais déversent encore leurs eaux grises (eaux issues des lavabos, douches et baignoires) et eaux-vannes (matières fécales et urine) dans les canaux. Ces comportements provoquent des pollutions, sont dangereux d’un point de vue sanitaire et sont contraires à la loi.
La loi sur l’eau oblige de se mettre en conformité pour l’assainissement.
Deux solutions possibles :
- les riverains à proximité d’un réseau d’assainissement ont l’obligation de s’y brancher.
- les riverains ayant des fosses septiques indépendantes ont l’obligation de se mettre en conformité avec des fosses aux normes (les travaux peuvent bénéficier de subventions).
- une solution à moindre coût : les toilettes sèches (exclues en zone humide).
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